De retour dans son fief, Michael Spanneut a lancé la machine prescription à Bobigny, et c’est un franc succès ! Trois nouvelles conventions et deux autres partenariats sans convention, en moins de deux mois.
Interrogeons le DA pour connaître les bonnes pratiques de Bobigny en prescription.
Quentin :
Michael, tu as débuté ta carrière à Bobigny.
Tu y reviens en Septembre en tant que DA.
Quel est le point de départ de ta stratégie ?
Michael :
Dès le départ, j’ai demandé à mon équipe ce dont ils avaient besoin.
Constat : le manque de bons rendez-vous.
Eh bien je suis allé les chercher en faisant de la prescription.
Quentin :
Concrètement, comment as-tu fait ?
Michael :
Je démarche à partir d’un compromis de vente d’un adhérent qui a repéré un bien.
Je joins son agence immo pour me présenter comme le courtier de l’adhérent.
Je suis à l’aise avec l’agent immobilier car nous avons tous les deux le même but :
faire un dossier !
Mon principal argument, c’est le visa acquéreur.
C’est rapide à faire et ça permet de débloquer une vente.
Quentin :
Comme c’est du vécu, racontes-nous cette expérience.
Michael :
Nous avions rencontré une dame il y a quelque mois pour estimer sa capacité d’emprunt : 270 k€.
Elle revient vers nous car elle a trouvé la maison de ses rêves pour ce même montant.
Malheureusement, avec la montée des taux, nous estimons sa capacité d’emprunt à 260 k€.
Nous appelons alors l’agence immobilier pour lui faire part de ce constat et même négocier pour l’adhérente !
A 250 k€, nous sommes sûrs de pouvoir financer l’adhérente.
Pour rassurer les clients de l’agent immobilier, nous pouvons même éditer un visa acquéreur.
Le lendemain, il nous demandait le visa pour la capacité d’emprunt de notre adhérent et pour bloquer la vente.
Depuis, nous travaillons ensemble.
Quentin :
Quelles sont les autres astuces ?
Michael :
Je parle aussi des forums habitat et du renvoi d’ascenseur.
Je ne demande pas à être le courtier exclusif de l’agence.
Je dis moi-même que je travaille avec d’autres agences immo.
Elles se parlent entre elles et ça les rassure.
En échange, nous pouvons qualifier la recherche d’un adhérent et les recommander.
Quentin :
J’observe que vous sortez du cadre du simple « conseils en courtage ».
Quel impact sur les adhérents ?
Michael :
Les adhérents sont surpris et reconnaissants.
Ils viennent pour une capacité d’emprunt ou une comparaison de taux, ils ont un service tout-compris.
Comme avec Stéphane Plaza, j’appelle l’agent immobilier : « As-tu ce type de bien dans tel secteur ? ».
L’agent immobilier ne passera pas par son courtier après cet échange.
Être acteur de la recherche de l’adhérent, c’est aller au-delà de ses attentes, et rester son premier interlocuteur jusqu’à la vente.
Quentin :
Quelles sont tes exigences envers ton équipe pour parvenir à ce résultat ?
Michael :
Simple : faire un suivi clair avec nos partenaires.
Un suivi après un rendez-vous et tout au long de la relation d’affaire.
Utiliser son expérience locale du secteur immobilier.
J’ai pour objectif de rendre notre équipe indépendante.
Cela veut dire que le gros de nos dossiers doit venir de nos démarchages, partenariats et recommandations.
Les rendez-vous internet et CNCT ne seront qu’un plus.
Quentin :
Avez-vous déjà des retombées ?
Michael :
Nous avons obtenu une douzaine de rendez-vous dont déjà deux qui ont été menés au bout.
Cela en à peine deux mois. D’autres dossiers suivront !
Quentin :
Merci pour tes réponses et bonnes astuces.
Une citation inspirante à partager ?
Michael :