Veille marché
Les banques incitées à limiter les crédits immobiliers à 25 ans
cBanque - Publié le 15/11/2019
À travers ce qu’elle appelle un « plan d’action », l’autorité appelle les banques à respecter deux des conditions clés d’octroi de crédit. La première concerne le taux d’ endettement maximal des ménages, également appelé « taux d’effort » qui doit être désormais mieux tenu par les banques. Ce taux s’élève à 33 % des revenus nets de l’emprunteur. Le Haut conseil note que ce taux a été trop souvent dévoyé ces quatre dernières années. « 28 % des crédits accordés sont supérieurs au taux d’effort de 35 % », s’inquiète-t-il.
Le second critère à respecter concerne la durée des crédits octroyés. « Celle-ci ne doit pas excéder 25 ans », insiste le Haut Conseil qui note que 5 % d’entre eux dépassent 25 ans ». « Ces deux bonnes pratiques sont essentielles pour que l’octroi de crédits se fasse à un rythme plus soutenable », souligne l’autorité, néanmoins prête à tolérer que 15 % des crédits ne respectent pas formellement ces deux critères.
Pour le gouvernement, l’enjeu financier est pourtant crucial alors que le Conseil européen a lui-même tiré la sonnette d’alarme en septembre craignant un risque systémique. Face à un niveau record de souscriptions de crédits immobiliers (en hausse de 6,7 % sur un an), il faut absolument éviter tout emballement et risque de surchauffe du secteur bancaire en pleine période de taux d’intérêt historiquement bas et donc peu rémunérateurs pour lui. Pas question pour l’autorité que préside le ministre des Finances Bruno Le Maire, de laisser les établissements bancaires prendre des risques financiers inconsidérés. Et il s’agit de « protéger les ménages français des risques d’un endettement excessif », rappelle l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), membre de ce Haut Conseil.
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