Veille marché
Aspirants à la propriété, 2021 ou jamais ?
12 janvier 2021 – communiqué de presse Empruntis
Empruntis revient dans son communiqué sur les changements majeurs de 2020, sur ces Français qui ont rêvé de devenir propriétaires, sur ceux qui ont réussi et sur les conditions de l’accession en 2021.
Aspirer à la propriété, un rêve accru par la crise sanitaire !
En 2020, les Français ont, malgré la situation, rêvé de devenir propriétaires. La crise sanitaire les a engagés à rêver de plus grand, plus vert mais pas forcément de beaucoup plus loin. Ils n’ont été que 8% à espérer changer de région. Ils ont rêvé de maison bien plus qu’à l’accoutumée (jusqu’à 75% en 2020 vs 65% en moyenne en 2019), et pour réaliser ce rêve ils étaient prêts à changer de département dans un cas sur 5. Dans ces mouvements, l’Ile-de-France détient la palme du désamour : 7 de ses départements se classent au sein des 14 départements dont on souhaite le plus partir.
L’étau des contraintes réglementaires légèrement desserré !
Lors de sa réunion du 17 décembre, le HCSF est revenu sur 3 critères sur 4 :
• Le taux d’effort a été relevé de 2 points, de 33% à 35%. Cette modification aura un effet tout particulièrement sur les primo-accédants.
• Les cas dérogatoires seront également plus nombreux, puisque cette enveloppe est relevée à 20% de la production de la banque contre 15% auparavant.
• La durée d’emprunt, si elle n’est pas rallongée au-delà des 25 ans sera adaptée aux projets dans le neuf. En effet, la construction d’une maison ou l’achat sur plan nécessite des délais. En 2020, ceux qui ont voulu acheter dans le neuf ont dû réduire leur durée d’emprunt de 1 à 2 ans afin d’intégrer un différé d’amortissement. Deux ans de remboursement en plus c’est 7% de mensualités en moins !
L’emploi, un caillou dans la chaussure des aspirants à la propriété en 2021
Les situations de chômage partiel avaient déjà impacté les emprunteurs car les banques les ont identifiés comme des signaux avant-coureurs de danger . En 2021, le taux de chômage pourrait passer de 9 à 11% en raison des défaillances d’entreprises suite à la crise sanitaire. Cela va peser sur le niveau de la demande, sans compter les Français qui mettront en pause leur projet pour cause d’insécurité financière.
De fait, la demande sera plus limitée alors même que les banques conservent des objectifs élevés au regard de la situation économique. Et du coup cela constitue une opportunité pour ceux qui se lanceront.
Le PTZ toujours un coup de main important pour les ménages !
Il reste inchangé et prorogé en 2021. Si la contemporanéisation a été évoquée elle ne sera finalement mise en oeuvre qu’en 2022.
Il permet de :
– Augmenter l’enveloppe de financement
– Baisser le coût global du crédit
– Gagner en souplesse budgétaire grâce au différé du PTZ (jusqu’à 5 ans) voire aménager ses remboursements grâce à un prêt multiligne ou un lissage