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Veille marché

Crédit : un député veut faciliter l’accès à l’emprunt à toutes les personnes guéries d’un cancer

11 mai 2021 – capital

Les personnes ayant souffert d’un cancer qui veulent souscrire un crédit bénéficient d’un droit à l’oubli leur permettant de ne pas mentionner cet antécédent médical à leur assureur, mais celui-ci ne s’applique que dix ans après l’arrêt des traitements. Un député veut réduire ce délai à cinq ans pour faciliter leur accès à l’emprunt.  

 

Les personnes ayant souffert d’un cancer n’ont malheureusement pas les mêmes chances que tout le monde de se voir accorder un crédit. Et ce même lorsqu’elles ont guéri de leur maladie. Face aux risques de rechute, les assureurs appliquent en effet d’importantes surprimes à l’assurance décès et invalidité qui accompagne leur prêt. Certains refusent même parfois de garantir l’emprunt. Conséquence : dans certains cas, ces personnes n’ont tout bonnement pas accès au crédit. La convention Aeras (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) confère à ces anciens malades un droit à l’oubli, qui leur permet de ne pas mentionner leur antécédent médical dans le questionnaire de santé remis à l’assureur. Un droit à l’oubli qui s’applique dès lors que le protocole de soins s’est achevé depuis plus de dix ans, ou cinq ans pour les personnes chez qui le cancer est survenu avant l’âge de 21 ans, et lors qu’aucune rechute n’a été constatée depuis. Le député LR Philippe Meyer veut étendre le délai réduit de cinq ans à tous les anciens malades, quel que soit leur âge. Il vient de déposer une proposition de loi en ce sens.