Interview : Le RAC avec Corinne
Quentin : Bonjour Corinne. Aujourd’hui, une grande partie de tes dossiers sont des RAC. Tes RAC sont-ils issus de RDV RAC ou bien les détectes-tu ?
Corinne : Nous n’avons pas le choix que de développer le RAC. On doit s’adapter à la pénurie de PI et à la conjoncture actuelle. Bien souvent, on doit passer par un regroupement de prêts. Nos adhérents en ont besoin. Sur mon ressenti en rdv ou juste sur la situation financière (inflation et découvert). Je présente parfois le RAC dès qu’il y a un prêt en cours.
Que le rendez-vous initial soit du prêt personnel ou tout autre type de prêt, je regarde les comptes. On découvre des découverts ou de grosses mensualités. Je propose systématiquement un rachat de prêts. Notre conseil est de vérifier que le futur projet est viable et que nos adhérents en profiteront pleinement.
On leur apporte de l’oxygène pour un nouveau projet. Le prêt conso devient rachat et permet une trésorerie supplémentaire pour l’achat d’un véhicule par exemple.
Je pars sur les durées les plus longues pour alléger les finances de nos adhérents.
Il faut aussi chercher les RDV RAC. La recommandation fonctionne. Des partenaires bancaires n’arrivent pas à tout faire donc ils nous envoient aussi leurs clients. Nous pouvons compter aussi sur les correspondants.
Corinne Souchu réalise cette année un grand nombre de dossiers RAC.
Q : Comment présentes-tu le RAC en rendez-vous ?
Corinne : Je fais deux propositions aux adhérents en expliquant combien va coûter le nouveau projet et combien coûtera le nouveau projet avec le rachat du prêt en cours.
Q : Lors de la détection d’un RAC comment procèdes-tu avec l’adhérent pour qu’il accepte la transformation de son projet immo en projet RAC ?
C : Tout dépend de l’endettement à l’entrée. A plus de 40%, le nouveau financement sans RAC ne sera pas possible. Je demande « Comment vous sentez-vous dans les mensualités actuelles ? » Si c’est compliqué, je fais tout pour proposer un RAC avec un allègement de mensualités. Et si la situation actuelle convient, je propose la même mensualité pour que le nouveau crédit soit indolore.
Si les adhérents me disent « La durée est longue / Je n’irai pas jusqu’à là ». Je fais alors plusieurs propositions. Cela m’arrive de faire des RAC de 5 ou 8 ans si le problème est la durée.
Q : Quel est le secret d’un dossier RAC réussi ?
C : L’accompagnement est primordial. Je les informe de toutes les étapes du prêt. Comme pour un PI. L’important, c’est la réactivité car ce sont, dans la majorité des dossiers, des personnes en difficulté.
Q : Raconte-nous le parcours d’un dossier classique.
C : Le dossier RAC part le jour même si complet. Premier retour des partenaires à une semaine avec le Middle réactif (48h max de prise en charge). L’édition de l’offre à 8 jours.
Si complément, on devient rodé, c’est pour des éléments plus pointus. Avec Laurent (Middle), on est assez complémentaire et les dossiers partent complets chez nos partenaires.
Je fais aussi du nursing pour des projets refusés. Là par exemple, je représente un dossier qui avait été refusé au printemps 2023. A l’époque monsieur n’était pas titulaire.
Q : Par conséquent, tes adhérents ne vont jamais ailleurs ?
C : Cela peut arriver mais plutôt rarement grâce à un suivi régulier. On explique ce qu’on fait. Ce qu’on ne peut pas faire. On se donne des échéances. Et parfois, on doit aussi expliquer comment gérer leur compte et apporter des conseils d’économies. Par exemple pour des forfaits ou des abonnements magazines. Grace à l’oxygénation, l’apport de trésorerie et la baisse des mensualités, nos adhérents peuvent épargner.
« On ne regarde plus nos relevés de compte bancaire ». Disent certains.
J’apporte des conseils sur les modes de gestion.
Transparence, confiance et accompagnement sont les mots clés de notre premier rendez-vous .