Toute l’actu du réseau en 5 min

6 mesures pour rendre votre e-mail plus écolo

L’ADEME* s’est essayé à la mesure de l’impact environnemental d’un email et le résultat est surprenant pour ne pas dire inquiétant... Notre secteur d’activité étant un gros consommateur d’emails et de pièces jointes, le CSF n’échappe pas à ce phénomène. Peut-être est-il temps de prendre conscience de l’impact écologique de notre besoin compulsif d'envoyer un email à chaque action que nous entreprenons.

Envoyer un e-mail de 1 Mo à 1 personne équivaut à la consommation de 25 Wh, soit 25 min d’utilisation d’une ampoule de 60 W ! Ce courrier entraîne potentiellement une consommation d’énergie fossile équivalente à 6 g de pétrole et l’émission de 20 g de CO2. Sur la base de 20 mails par jour, cela représenterait annuellement par personne en émission de CO2 l’équivalent de 1000 km parcourus en voiture ! De même, chaque collaborateur d’une entreprise française de 100 personnes reçoit en moyenne 58 courriels et en envoie en moyenne 33 par jour, dont la taille moyenne est d’environ 1 Mo. Ces envois de courriels entraînent des émissions de gaz à effet de serre. Sur la base de 220 jours ouvrés par an, ces dernières représentent 13,6 tonnes équivalent CO2. Faites vos calculs…

Alors comment réduire l’impact écologique de l’email ?

1. Limiter l’envoi des pièces jointes

Vous vous apprêtez à envoyer une ou plusieurs pièces jointes ? Envoyez plutôt un lien, afin de réduire la taille du message. La planète vous en sera reconnaissante. Pour envoyer de gros fichiers par e-mail, pensez à CSF Traffic, pour optimiser efficacement le poids de vos fichiers, utilisez par exemple Squoosh, service gratuit proposé par Google.

2. Une signature n’est pas une publicité

Perdez l’habitude de mettre une bannière pub dans vos messages : cela alourdit considérablement votre email pour un bénéfice inexistant. Ou alors prévoyez ce type de signature uniquement pour vos correspondants. Vous pouvez créer autant de signatures que vous le souhaitez. Choisissez celle la plus appropriée à votre destinataire. Pour un mail interne, la plus basique est de rigueur : pas de logo CSF, juste votre nom, prénom, service et coordonnées téléphoniques.

3. Stocker en local

Le stockage des messages sur les serveurs consomme de l’électricité. Dans le monde, les centres de stockage des données (data centers) consomment 1.5 % de l’électricité mondiale, soit l’équivalent de la production de 30 centrales nucléaires. Et comme ils sont majoritairement alimentés par des centrales au charbon, ils sont responsables de 2% des émissions de CO2 (source GreenPeace). Il est donc recommandé, autant que possible, de stocker les informations sur des disques durs ou en local, plutôt que sur des serveurs. Archivez donc vos messages au fur et à mesure, et uniquement ceux qui valent la peine d’être conservés.

4. Nettoyer régulièrement sa boîte mail

Plus un courriel est conservé longtemps sur un serveur, plus son impact sur l’environnement est négatif. Pourquoi donc garder des messages dont vous n’aurez plus jamais besoin ? Prenez l’habitude de supprimer vos messages plutôt que de les archiver et nettoyez régulièrement votre boîte de réception, en supprimant les spams et en vidant la corbeille.

5. Ne pas multiplier les destinataires

Envoyer un mail à 10 destinataires multiplie par 4 l’impact sur le changement climatique, a calculé l’ADEME. Efforcez-vous donc de ne pas multiplier le nombre de destinataires (demandez-vous si chaque destinataire a vraiment besoin de recevoir votre message) et évitez ainsi une utilisation intempestive et non maîtrisée du courriel.

6. Imprimer avec modération

Enfin, pour économiser de l’encre, du papier et de l’électricité, n’imprimez vos messages et pièces jointes qu’en cas de nécessité. Vous affichez tous cette petite mention verte « Je pense environnement : ai-je vraiment besoin d’imprimer ce message ? », mais ne serait-il pas encore plus judicieux d’inscrire bientôt : « Je pense environnement : j’ai optimisé le poids de mon email et transmis mes pièces jointes via un lien »

*ADEME : Agence Française de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie